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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 18:33
Visite des apprenants du jardin pédagogique du projet Wurodinisso près du marigot
Visite des apprenants du jardin pédagogique du projet Wurodinisso près du marigot

Le séminaire de formation qu’organise la FWS (Fondation Wurodini Service) sur les techniques modernes de production et de développement agropastoral et maraîcher à Doufiguisso, à 27km de Bobo-Dioulasso, au profit de producteurs de six villages de la zone du projet, c’est poursuivi ce mercredi 6 Mai 2015 avec la deuxième journée du dit séminaire ; organisé grâce à l’appui financier des partenaires et amis d’Europe, dont SEL France le partenaire principal pour ce projet. Pour cette deuxième journée, vingt-huit personnes venues des six villages autour du projet, dont huit femmes, ont pris part. Les deux formateurs étaient tous présents, dont l’une en agriculture et maraîchage, Mme BADO Fatimata / TRAORE, et l’autre en élevage, Mr OUEDRAOGO F. Ibrahim. Pour cette deuxième journée, les formateurs et les participants ont commencé les activités de la journée en faisant un déplacement au jardin pédagogique du projet Wurodinisso près du marigot où la formatrice à fait les observations sur les aménagements et les productions maraîchères qui y sont faites. Ces observations et conseils ont portés notamment sur les planches où elle a montré aux participants comment procéder pour mieux faire les planches pour les mettre à un niveau horizontale, de manière à permettre que l’eau reste sous les pieds de chaque plante, sans aller dans le sens de l’inclinaison du terrain, qui est situé sur une grande pante, ce qui laisserait d’autres plantes moins arroser et défavorisés dans leur croissance. Elle a aussi parlé de l’importance de mettre de la fumure organique ; car cela permet de garder plus longtemps l’humidité sous les plantes. Elle a parlée de la nécessité de traiter les semences ; car cela éviterait que les plantes qui poussent soient attaquées et détruit par des parasites. Elle a aussi insisté sur de la nécessité de protéger les berges du marigot en y plantant des arbres, notamment des palmiers pour arrêter l’écoulement de la terre de culture dans le marigot qui l’assécherait à terme. Elle a saisie l’occasion pour montrer en fonction du terrain du jardin, comment faire aussi dans un champ de culture, un cordon pierreux ou un cordon avec une plantation de jatrofa ou d’herbes à tiges. Certains des participants qui font du jardinage, ont eu l’opportunité de poser des questions à la formatrice pour mieux comprendre afin de bien entretenir leurs jardins. Les apprenants étaient tous biens contents de voir l’expérience de production maraîchère du projet Wurodinisso avec le système d’irrigation à l’aide d’une motopompe. Les ouvriers qui s’occupent de ce jardin ont aussi écouté les conseils donnés par la formatrice ; ce qui va les aider à améliorer l’aménagement des planches pour qu’elles soient plus d’un niveau horizontal, ainsi que l’utilisation de la fumure pour enrichir le sol et mieux conserver l’humidité sous plantes de tomate, de gombo et de combe-combe (qui n’a pas encore pousser). De retour dans la salle pour la suite du séminaire, la formatrice a poursuivi avec son exposé dans le domaine de la production agricole et maraîchère. Elle a d’abord commencé par un rappel des travaux de la première journée en demandant aux participants de dire ce qu’ils ont retenus de cette première journée. Les interventions de rappel ont permis d’informer les nouveaux venus aux nombre de six (6) dont une (1) femme qui étaient absents la veille. Ensuite la formatrice a donné la parole à chacun des six nouveaux venus au séminaire de formation de dire leurs attentes en venant participer à ce séminaire. Leurs attentes étaient similaires à celles des vingt un (21) premiers venus du premier jour du séminaire, auxquelles trois autres attentes sont venues s’ajouter :

  • Parce que la formation apporte des changements de mentalité à travers les nouvelles idées reçues.
  • Afin d’avoir des idées pour mieux faire ma production de jardinage que je fais grâce à l’eau d’un puits près duquel je fais mon jardinage.
  • Apprendre comment lutter contre la grippe aviaire et mieux prendre soin de mon élevage de poules.

Après avoir pris note de des attentes de ces nouveaux venus au séminaire de formation, Mme BADO Fatoumata TRAORE, la formatrice en agriculture, a pour poursuivi sa présentation de séminaire. Elle a dit que l’agriculture permet de lutter contre la pauvreté et d’arriver à prendre bien soin de sa famille. Elle a souligné qu’il est important de discuter en famille sur les spéculations de la campagne agricole pour fixer les objectifs de la campagne agricoles pour les productions à faire et les résultats à atteindre. Pour une autosuffisance alimentaire, il faut retire qu’il faut prévoir au moins 2sacs par personne par année au sein d’une famille en y incluant dans les prévisions les enfants et les bébés. Il faut aussi prévoir d’autres charges comme les mariages, les baptêmes, décès, construction, achat de moto, etc. Alors il faut doubler la prévision dont une partie servira à l’autosuffisance alimentaire et l’autre pour être vendue et répondre aux autres besoins. Il est nécessaire de faire la planification des productions agricoles, entre les saisons. La formatrice a souligné que la diversification de la production doit se faire en fonction des sols et changer d’espace pour les spéculations utilisées après deux ans. Pour la fumure organique, il faut en remettre après chaque trois ans. L’arachide et le haricot peuvent être en soit de la fumure à travers leurs racines. L’engrais doit être mis en association avec de la fumure organique. La formatrice a présenté aux participants comment procéder pour la fabrique de la fumure organique, comment la mettre dans le champ et comment entretenir les sols contre l’érosion. Un champ bien entretenu avec des cordons pierreux et qui reçois la quantité qu’il faut de fumure organique, 30 chargements de charrette par hectare, peut produire 8tonnes de maïs par ha.

Le temps n'a pas permis au formateur en élevage de faire une présentation de son sujet. Son intervention a été remis pour le troisième jour du séminaire; car la formatrice en agriculture avait beaucoup de choses qu'elle désirait transmettre aux apprenants dans le domaine de l'agriculture et de la production maraîchère.

Des questions réponses ont suivi cette deuxième journée de présentation qui a connue un temps de pause-café et qui s’est terminée par un petit repas fortifiant pour donner la force au participants des six villages de la zone du projet pour retourner les chez eux en se donnant rendez-vous pour le lendemain 7 Mai 2015.

Adresse de contact :

Pasteur Samuel SANOU,

01 BP 3035 Bobo-Dioulasso 01

Burkina Faso

Blog : http://samlouiseministere.blogspot.com

Email : samuelouisesa@gmail.com

Visite du jardin pédagogique du projet Wurodinisso le 06 Mai 2015 par les apprenants

Visite du jardin pédagogique du projet Wurodinisso le 06 Mai 2015 par les apprenants

La formatrice donne des explications et des conseils sur la pratique du jardinage

La formatrice donne des explications et des conseils sur la pratique du jardinage

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Published by Pasteur Samuel SANOU
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